Livres d'artiste

Jean de La Fontaine

Vingt fables illustrées par Jean Ongaro

23 illustrations en couleurs, dont 21 planches hors texte
(technique : crayon sur calque)
Tirage : 21 exemplaires, numérotés de 1 à 21
Achevé d'imprimer le 19 mars 2006
Format : 33 x 33 cm ; 129 pages
En feuilles, sous double emboîtage d’édition
(cartonnage toilé et étui en plexiglas brossé)
Impression en Garamond italique

sur vélin d’Arches pur chiffon
Chaque exemplaire est enrichi d’un original

et d’une suite des 23 illustrations, numérotées

et signées par l’artiste

Jean de La Fontaine (1621-1695)

Il n'a jamais dit que ce qu'il pensait, et il n'a jamais fait que

ce qu'il a voulu faire... Dès le début de sa carrière littéraire,

La Fontaine a été affublé d'une image de rêveur impénitent.

Cette étiquette, il l'a adoptée, reprise à son compte et lui-même entretenue. C'est ainsi qu'elle lui servait à justifier les libertés d'allure, de pensée et d'écriture par lesquelles il nourrissait

sa création. En un temps où les poètes étaient légion, même

si l'Histoire en a oublié le plus grand nombre, La Fontaine apparaît comme un des plus productifs et, en termes formels,

l'un de ceux qui ont exploré le plus de voies diverses. Un des plus inventifs aussi ! Il publie ses premiers Contes en 1665 et ses premières Fables en trois ans plus tard. Et il obtient très vite

du succès. Un succès de scandale, il est vrai, en partie dû

au caractère licencieux de ses Contes qui sont bientôt frappés de censure et interdits de diffusion (mais leur vente continue sous le manteau). Dans ses Fables, La Fontaine invite à une promenade dans un jardin fabuleux et semé de pièges. Pour que son plaisir soit complet, le lecteur doit apprendre à déchiffrer les multiples allusions politiques, références philosophiques, citations littéraires ou même picturales qui nourrissent le sous-sol

du jardin des Fables. Mais qu'il se garde de toute hâte.

Ce jardin est un véritable labyrinthe. La Fontaine ne parle-t-il d'ailleurs pas des ses Fables comme d'un enchantement,

d'une feinte, c'est-à-dire un délicieux trompe-l'œil ?

 

 

Jean Ongaro

Contrairement à la plupart des artistes, Jean Ongaro n'est pas

un homme public. Il ne fait partie d'aucune société d'art et, surtout, il n'éprouve pas le besoin d'exposer. En revanche, il prend plaisir à montrer ses œuvres dans un cadre plus intime, c'est-à-dire chez lui, sur les hauts de Carouge, en changeant régulièrement les tableaux qu'il accroche aux murs des espaces dans lesquels il vit et où il aime recevoir. Pour échanger

des idées et débattre sur la diversité graphique des impressions reçues lors d'événements sensibles, intimes. Ongaro a tout d'abord étudié la décoration à l'École des Arts industriels de Genève. Puis il a passé au graphisme, une discipline convenant mieux à son tempérament. Quelques années après, il décide, avec son frère Lucien, qui exerce le même métier que lui, d'ouvrir un studio de publicité. Parallèlement à sa profession, il pratique le dessin, l'aquarelle, la peinture et la gravure. Il traduit ainsi

son goût de la diversité et la nécessité de trouver la manière graphique qui l'aidera à construire le sentiment reçu. Sa curiosité et sa sensibilité vont lui permettre de s'engager pleinement

dans la création. Et chercher à en tracer une vision personnelle. Mu aussi par un besoin – souvent masqué mais néanmoins bien présent – de faire de nouvelles expériences, de les associer

à une démarche intellectuelle, à une recherche, qui le conduit à une exécution privilégiant le réalisme, l'abstraction, la stylisation, le symbolisme ou l'allégorie. Mais rien n'est jamais fait au hasard. Toute démarche est le fruit d'une pensée réfléchie et directive, dans le choix définitif des moyens techniques pour réaliser ses projections graphiques. Et toujours avec une pointe d'humour, un sain recul par rapport au travail réalisé et aux modes artistiques.

 

 

Vingt fables

Adressées au Dauphin, les Fables ont été écrites entre 1668

et 1694 ; la plupart mettent en scène des animaux anthropomorphes et contiennent une morale, au début ou à la fin. «Le livre favori, par qui j’ose espérer une seconde vie» : ainsi

La Fontaine évoque ses Fables lors de la publication du livre septième (1678). Bien que puisant en partie aux mêmes sources qu’Ésope et les fabulistes orientaux, La Fontaine témoigne

d’un génie créateur exceptionnel, trouve un ton qui lui est propre, au point de sembler novateur. Les Fables s’ouvrent sur toute

la diversité du monde et traversent le temps sans perdre

de leur intérêt ni de leur fraîcheur.

 

Contient :

 

La cigale et la fourmi
Le corbeau et le renard
Le loup et le chien
Le rat de ville
et le rat des champs
Le loup et l’agneau
Le renard et la cigogne
Le chêne et le roseau
Conseil tenu par les rats
Le lion et le moucheron
Le coq et le renard
Le loup et la cigogne
Le petit poisson et le pêcheur
Le cochet, le chat et le souriceau
Le lièvre et la tortue
Les animaux malades de la peste
Le coche et la mouche
Le savetier et le financier
Le lion, le loup et le renard
Le rat et l’huître
Le cochon, la chèvre et le mouton

Yves Martina [ éditeur ]

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