Littérature | Nouvelles

Histoires d'hommes

Textes

Antoni Astugalpi | Patrick Cunéo
Benoit Le B. | Sarah Sabine | Rémi Tessolon

Illustrations
Hoan-Vi Hua | Cyrille Savelieff | Thétys Viot

8 illustrations en couleurs, dont 5 à pleine page

Tirage : 25 exemplaires, numérotés de 1 à 25

dont 5 exemplaires de tête enrichis d'un tiré à part numéroté de 1 à 5 et comprenant une suite des illustrations en couleurs sur Vélin d'Arches et une suite des illustrations en noir sur calque Canson

Achevé d'imprimer le [à paraître]
Cartonnage d’édition ; 80 p.

Format : 18 x 27 cm

1/9

Histoires d'hommes

Ce sont des histoires d’hommes et de femmes, des histoires de sexe et de rage, de larmes et d’orgasmes. Des histoires d’amour, quoi ! Des tranches de vie qui suintent tellement le vécu qu’on pourrait croire qu’elles ont été inventées.

Ma carotte, ta fraise, tes deux navets

[ Charly ]

Il aime la promiscuité qu’offrent la rue ou les transports en commun. Les jambes dénudées, les bretelles de soutien-gorge, la moiteur des corps, les rondeurs sous le pantalon, ça l’excite. Chaque femme est une proie. Mais n’est-ce pas ce qu’elle cherche ? Une cible. Alors il se sert…

8% coton, 83% polyamide, 9% élasthanne

[ Émerick ]

Il collectionne les petites culottes. Il cherche un jour à découvrir qui elle celle qui lui fournit régulièrement les siennes. Celle dont il aime tant l’odeur et dont il croit connaître l’intimité par cœur. Celle qui l’accepterait tel qu’il est, lui, qui n’a jamais réussi à plaire à sa mère.

Tu es si belle quand je mens

[ Norbert ]

Il se cache et il observe. Des femmes qui se déshabillent, chez elles, avant d’aller se coucher ou de passer sous la douche. Il regarde, il détaille, il mémorise. Il laisse remonter le passé et se laisse envahir par le souvenir de sa mère. Il superpose, il transpose. Il tue…

Le cresson qui déborde du cabas

[ Aurélien ]

Il l’aime. Il veut la garder pour lui seul. L’éloigner autant que possible des territoires où son amour pourrait être mis en péril. Parce que les rivaux se trouvent au bout de chaque rue. Parce qu’un minimum de respect lui est dû. Parce qu’elle n’a que lui qui puisse la rendre heureuse.

Le soleil dans le dos déjà

[ Martial ]

Il se laisse séduire. Faut dire qu’elle y met du sien et qu’il serait bien difficile de résister à une femme pareille. Il sent qu’il est mûr… Mais encore faut-il que le reste suive ! Rester sans vigueur devant le corps trop connu de celle avec qui on est marié depuis quinze ans, passe encore. Mais que ça se produise, là, maintenant, avec cette femme-là…